mardi 14 octobre 2014

Bunyonyi, le lac aux oiseaux

Une vue du lac Bunyonyi en Ouganda

De retour de Kampala en Ouganda, j’ai eu envie de découvrir le lac de Bunyonyi dont j’avais beaucoup entendu parler. C’est ainsi qu’à Kabale, au lieu de poursuivre sur Kisoro, je décidais de passer quelques jours au lac de Bunyonyi au cœur du pays « Rukiga ».

Le lac Bunyonyi se situe non loin de la frontière rwandaise et les Rukiga sont une ethnie parmi la centaine que l’Ouganda compte. La langue Rukiga a d’ailleurs quelques similitudes avec le Ikinyarwanda (à titre d’exemple le lait se dit « amate » en Rukiga alors que c’est « amata » en Ikinyarwanda et l’eau se dit « amezi » en Rukiga alors que c’est « amazi » en Ikinyarwanda).  

Le premier jour, je suis parti dans un des nombreux canaux à moteur, à partir du village de Bufuka. Ce lac compte pas moins de 29 îles et îlots ce qui en fait la renommée. Parmi ces îles, j’ai pu aller sur l’île de « Bwama », « Bushara » et « la Punition ».

L’île de Bwama  est la plus grande île du lac. Elle abrite une école secondaire permettant à 157 élèves, parmi les plus démunis de la région d’étudier.  Auparavant, cette école était une léproserie qui permettait de soigner les malades de cette maladie qui était très répandue au début du XXème siècle.  Sur les 157 élèves 47 sont internes. Les autres viennent chaque jour en petites pirogues. L’école abrite aussi un laboratoire de physique chimie ainsi qu’une ancienne église anglicane de 1946 et une clinique moderne. Le tourisme est aussi très répandu et nombreux sont les touristes qui visitent l’école. Ces derniers laissent parfois une petite contribution qui aide l’école à subvenir aux besoins des élèves.

L’île de la Punition m’a rappelé une île du lac Kivu. En effet, c’est sur cet îlot que les villageois mettaient les jeunes filles enceintes non mariées. Les pauvres ne pouvaient survivre, l’îlot étant marécageux et tout petit, à moins qu’un pauvre villageois, sans moyens pour payer la dote, ne la prenne pour la marier.
L’île de Bushara abrite de nombreuses espèces d’oiseaux comme le Coliou rayé, le Loriot de Percival ou le Cormoran très commun ici.


 
J’ai été également surprise par l’importance du tourisme autour du lac. On y dénombre pas moins de 14 hôtels. La plupart offrent des hébergements sous tentes qui attirent particulièrement les touristes étrangers. Beaucoup apprécient les paysages mais aussi la spécialité culinaire du lac, l’écrevisse (une sorte de crustacé d’eau douce).


Avant de partir, j’ai parcouru les champs autour du lac. On y retrouve tout ce qui est cultivé au Kivu : patate douce, pomme de terre, banane matoke…
Ici aussi, les enfants filles et garçons  rejoignent les champs après l’école et cela pour aider leurs parents à couvrir différents besoins quotidiens…




Quelques mots appris sur le tas : 

« Agandi ? », Comment vas-tu ? 

« Nije », Je vais bien 

« Webare », Merci 

« Mukama wa Cikunda », Si Dieu le veut

 








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