mercredi 30 juillet 2014

La Nourriture, une drogue pour les filles ?




 Aujourd’hui 4 ans que je mange n’importe comment, voilà que j’ai pris 8 kilos de plus. Ce n'est plus manger que je fais mais m'empiffrer (me bourrer de nourriture)… s’inquiète Magalie 19ans avec 59 kilos

A Goma comme ailleurs, beaucoup des filles se laissent emporter par la nourriture. Au travail comme à l’école, elles sautent sur tout ce qui bouge. Une drogue non reconnue.
Il est difficile de comprendre la boulimie (troubles psychique caractérisé par des accès de faim incoercible), de savoir qu'une jeune femme toujours souriante, dynamique, sans problème apparent, se jette sur la nourriture à la moindre occasion. 

Une drogue non reconnue ; pas certainement. Pour certaines filles, il est plus facile de dire, « elle refuse de manger » plutôt que « elle vomit dans les toilettes ». En ville de Goma vous allez trouver surtout le samedi et les dimanches plusieurs dizaines de filles, qui font le Jogging, d’autres qui parcourent plusieurs kilomètres de marche à pied par peur de grossir.

Karine : moi je ne mange pas beaucoup, mais il m’arrive de grignoter à chaque instant ...dans mon sac à main, il m’arrive d’avoir de biscuits, des fromages…je ne dit pas que c’est une maladie, en réalité, la chose  a gagné du terrain dans mon corps et ma vie est devenu un vrai calvaire.

 Pourquoi manger ?

De mon côté,  j'ai retourné la question dans tout les sens et en fait on a quelque chose qui ne va pas dans notre vie, un problème, une préoccupation et pour remplir se manque on mange!
 
Nous avons eu un entretien avec Glo, une femme du quartier 

Moi : Bonjour !
Gl : Bonjour !
Moi : il vous arrive de manger beaucoup? 
GL : En fait, j'ai un gros problème également avec la nourriture. Je ne peux m'empêcher de manger du matin au soir.
Moi :Ton message m'intéresse mais pourrais-tu stp me dire comment se manifeste ton approche de la nourriture.
 GL : Après le travail, je rentre chez moi le soir, quelque soit l'heure avant même d'ôter mes vêtements, je ne pense qu'à une chose, trouver dans la cuisine de quoi satisfaire mon envie.
D’habitude lorsque je suis au travail, il m’arrive de faire une commande d’un demi- poulet  aux heures de pose alors que le matin j’ai pris le petit déjeuner.

Je suis capable de m'ouvrir de Samossa (Samboussa), de saucisse avant la pause. Je peux finir mon repas sur un poulet. Rien ne m'arrête. Pour moi la nourriture est une drogue.

Moi : merci Glo


Goma est une petite ville où tout le monde connait tout le monde. Le problème de manger n’est pas uniquement seul des  filles, femmes mariées ou enceintes, mais de toutes personnes.

Beaucoup d’elles ont une  chance inouïe de ne pas grossir, même si elles  ne tentent pas de se contrôler. Elles sont aussi, contraintes de faire un régime  raison de santé. Elles sont soumises au sport, des fois boire  l’eau chaude pour maigrir etc.

Souvent à leur temps libre elles s’occupent à dépenser leur argent pour la bouffe. Je mange et c’est notre problème à tous dit Sonia, bref un vrai cauchemar. 

Esther Nsapu









lundi 7 juillet 2014

Shasha : l’Espace “ami pour enfant” prépare l’avenir des enfants démunis




.

 Les enfants soldats, victimes des guerres et orphelin étudient  gratuitement à l’Espace ami pour enfant à Shasha. En plus des leçons apprises en classe ils sont aussi formés en coupe et couture et en dessin ; question de leur préparer un avenir meilleur.

Ils sont environs 500 enfants venus des territoires de Walikale, Masisi, Rutchuru, âgés de 4 à 16 ans. Ils logent, étudient et sont pris en charge gratuitement  à l’Espace ami pour enfant (EAPE) à Shasha, localité située à  une trentaine de kilomètres à l’Ouest de Goma, au Nord-Kivu en RDC.

La plupart de ces enfants ont perdu leurs parents dans des guerres récurrentes dans la région. D’autres sont issus des viols et d’autres encore sont des anciens soldats enrôlés de force dans des groupes armés. « Je me sens mieux ici. Voila dans quelques mois je peux lire et écrire » se réjouit Bonane Bazimaziki, 14 ans, ex-milicien. 

A l’âge de 13 ans, K. Baeni comme la plus part d’enfant hébergés à  l’espace, ne savait pas compter ni tenir un stylo. « Son intégration n’a pas été facile mais on est fier de lui comme tous les autres » affirme Clarisse Kasaza, responsable de l’EAPE. 

Dans cet effectif, près de 200 filles sont encadrées en coupe et couture, tandis que les garçons apprennent le dessin et la peinture. « Je suis fière d’être à mesure de coudre des vêtements mais en aussi de tisser des tapis » déclare FT, une fille issue d’un viol ne connaissant pas ses parents qui l’avaient  abandonnée






Même les autochtones se retrouvent 


Bien que ce projet EAPE soit conçu pour encadrer les enfants victimes de guerres, les actions de cette structure sont également utiles pour les autochtones. Parmi les passionnaires du camp, il y a une bonne dizaine d’enfants du milieu. Pour George Bazibuhe, chef de localité de Shasha, cette organisation est très bénéfique car accordant également aux enfants démunis du village l’opportunité d’étudier gratuitement.

 Il en est fier et encourage les promoteurs et les responsables de ce cadre pour les enfants. « Je paye difficilement mon loyer et mon gain ne me permet pas de scolariser mes trois enfants. Heureusement ce centre existe si non, j’allais paraitre irresponsable » explique Mme Nsimire, vendeuse des mangues dans le village. 

Selon Clarisse Kasaza, depuis que ce centre a été implanté il y a 2 ans, le progrès est significatif : « les enfants qui étaient violents sont devenus dociles. Ils deviendront demain des citoyens honnêtes et responsables grâces aux notions acquises ici » il reste que les sollicitations des parents sont grandes et nombreuses qu’il faille un soutient sans faille des autorités du pays pour que ce centre arrive à y répondre.

Esther Nsapu  





Le Kiebe-Kiebe et son musée de N’Gol’odoua

Le Président congolais, Denis Sassou Nguesso a procédé, le 9 mars dernier, à l’inauguration officielle du musée Kiebe-Kiebe au village N...