vendredi 21 février 2014

Nord Kivu/ les déplacés de Masisi sont sans assistance Humanitaire



Des  milliers de familles déplacées sont toujours sans assistance humanitaire, 6 jours après avoir fui leurs milieux. Ces déplacés qui sont pour la plupart regroupés au chef - lieu du territoire de Masisi, sont venus de Kahutu, Kasho, Bondé, Bukombo, Lwashi, Nyabiondo, à l’ouest de Masisi-centre. Ils avaient fui des affrontements entre FARDC et combattants  APCLS,  qui ont commencé le week-end dernier. Selon la société civile  locale,  bien  que  les FARDC aient investi les lieux, beaucoup de déplacés hésitent à revenir chez eux.

La  société civile locale appelle la communauté humanitaire au Nord-Kivu à venir en aide à ces familles déplacées qui vivent dans la précarité depuis leur  arrivée à Masisi-centre il y a de cela une semaine. Regroupés dans des écoles  ou dans des familles d’accueil, ces déplacés manquent de tout, selon la même source. Lors de leur fuite, ils avaient tout abandonné derrière eux, précise la société civile.

En  effet,  l’administrateur  du  territoire  de Masisi a demandé aux déplacés  de  regagner  leurs milieux, qui sont désormais sécurisés par les FARDC, après y avoir délogé les combattants de l’APCLS et leurs  alliés.  Dieudonné Tshishiku rassure que le calme est déjà rétabli à Nyabiondo,  Kahutu,  Kasho,  Bondé,  Bukombo,  et Lwashi. Mais beaucoup de familles  de déplacés hésitent encore à revenir craignant de se retrouver mêlés aux combats des FARDC contre les milices armées ou aux représailles de ces derniers selon la société civile de Masisi.

 C’est justement pour  cette préoccupation que les responsables militaires à Masisi ont fait le déplacement ce jeudi dans la zone libérée. Cela, en vue de sensibiliser les FARDC à garantir la sécurité des civils.

lundi 17 février 2014

Bujumbura: a 25 ans, Jean est chef d’entreprise

  Après un temps de surprise, je demande à Jean de me montrer le responsable du premier bloc ou seuls les lits sont vendus. Souriant, il me répond, ‘’c’est moi’’ ; même si j’ai eu du mal à m’adapter au Kirundi. Mon intention était de découvrir comment un jeune garçon de cet âge pouvait avoir un si grand hangar de menuiserie. ‘’Moi je ne suis pas menuisier de formation, mais je le fais. Il m’est difficile de vendre même un lit par semaine car nous sommes nombreux’’, s’inquiète Jean. ‘’Par ailleurs, je ne suis que locataire et cela me coûte 120 000 FBU/ mois ajoute-il‘’.

Dans son bloc, Jean est le boss, il a deux aides plus âgés que lui. Son rôle c’est de surveiller le travail fait par ses aides. Ils arrivent à faire 2 à 3 lits par jour. Ici, les lits les moins chers se vendent à 40 mille francs burundais et les plus chers à 120 mille voire 130 mille francs Burundais  souligne un de ses aides, Yoshua. 
 
De l’autre coté du bloc, Jean et ses amis menuisiers se racontent des petites histoires de leur enfance pendant que ses aides discutent avec les agents de l’Etat burundais qui passent chaque matin déposer la facture de la taxe à payer. 

‘’Ils passent régulièrement demander la taxe alors que ça nous arrive de faire un mois sans qu’un client passe demander le prix d’un lit’’, s’inquiète Jean. Avec ce rythme, il arrive difficilement à payer ses deux agents qui, eux aussi ont une famille. Avec 3 enfants et une femme, Jean espère trouver un travail plus bénéfique que la menuiserie.






lundi 10 février 2014

Le recrutement des enfants dans les groupes armés est un Crime, selon l’Unicef


112 enfants dont 20 filles sont sortis des groupes armés dans le centre de Bweremana, au courant du mois de janvier 2014. Chiffres rendus publics ce lundi par l’Unicef, au cours d’un café de presse tenu en prélude de la journée contre l’utilisation d’enfants soldats, le 12 février appelée ‘’Journée main rouge’’. 

 Cette  agence  onusienne indique qu’en 2013, plus de 2000 enfants sont  sortis des groupes armés au Nord-Kivu. André Moussa Kalekanya, Expert de  la  protection  de  l'enfant à l'Unicef, estime que des efforts doivent être  poursuivis afin de lutter contre l’enrôlement de ces enfants dans les groupes armés. Bien que partie de la convention des droits de l’enfant depuis 1990, et ayant ratifié son protocole facultatif relatif a l’implication des enfants soldats dans les conflits armés en 2001, les enfants soldats y restent nombreux du fait de la persistance des conflits armés a l’Est  du pays, avec un effectif de plus de 55 groupes armés actifs en RDC. 

En effet, 2299 enfants sont également sortis des forces et groupes armés et pris en charge en province du Nord Kivu, sur un total de 3637enfants issus de quatre provinces de la RD Congo, notamment le Nord et le Sud Kivu, le Maniema et la province Orientale au cours de l’année 2012 précise le spécialiste.

Ainsi, L’Unicef renouvelle son engagement dans la protection des enfants contre toutes  exploitations  et les abus des enfants associés à des forces et groupes armés.
Le gouvernement congolais avec l’Unicef  ont déjà mis en place un programme DDR [désarmement, démobilisation, Réinsertion]  dans le but d’une prise en charge transitoire des ces enfants, leurs accès a l’éducation, et enfin  la réinsertion sociale.
Notez que plusieurs autres enfants sont entendus  au cours du premier semestre 2014 de suite de la reddition du M23 et début de l’intégration des forces et groupe armés au sein de FARDC.   

vendredi 7 février 2014

Walikale : 14 500 personnes risquent d’être privées en eau potable








Plus de 14 500 personnes risquent d’être privées d’un meilleur accès à l’eau potable sur l’axe Walikale – Mpofi – Kibua dans le Territoire de Walikale. C’est ce que rapporte les humanitaires. Dans son bulletin du mercredi, Ocha indique que les interventions en cours ou prévues sur cet axe sont ralenties suite aux récents combats entre FARDC et le groupe armé NDC de Cheka. 

Mais également au mauvais état de la route. En raison de ces contraintes, un projet en eau, hygiène et assainissement planifié dans la zone de Kibua est bloqué depuis plus de trois mois, selon toujours ocha. Ce projet, financé par le Fonds Commun, est exécuté sur différents axes du Territoire de Walikale et cible au total plus de 130 000 bénéficiaires. 

Walikale le plus grand territoire de la Province du Nord-Kivu est le plus enclavé.  Situation qui rend son accès et le déploiement de partenaires humanitaires difficiles, selon toujours Ocha.

Une maison d’écoute pour les victimes de viol à Nyabibwe

La maison d'écoute de Nyabibwe Dans le territoire de Kalehe, les viols ainsi que les violences sexuelles liées aux conflits so...