mercredi 25 novembre 2015

Nord-Kivu : La route Sake-Masisi complètement délabrée. Conséquence, le prix grimpe de 40%



 La route Sake-Masisi est complètement délabrée au niveau de Bitete, entre les villages Kisuma et Katale où plusieurs véhicules sont embourbés. 
Axe Mushaki-Masisi
 Comme conséquences, C’est la rareté des produits manufacturés à Masisi-Centre laquelle a entrainé la flambée des prix. Par ailleurs les produits vivriers pourrissent faute d’acheteurs. L’administrateur de ce territoire, Dieudonné Tshichiku, tire la sonnette d’alarme. 
  
C’est depuis plus de trois semaines maintenant que l’on observe la dégradation de cette route au niveau de katale, à cause des pluies diluviennes qui s’abattent sur la région. Selon des sources sur place, plusieurs véhicules sans traction n’accèdent plus à Masisi-Centre et sont embourbés à l’endroit communément appelé BITETE. Du coup, non seulement les produits manufacturés sont devenus rare à Masisi-centre, mais aussi les prix ont grimpé jusqu’à 40 % pour certains, selon l’administrateur de ce territoire. 

A titre d’exemple, 1 sachet de sel qui coutait 250 francs congolais, revient aujourd’hui à 350 FC, Un sac de 25 kilos de semoule de maïs qui coutait 16.000 Fc passe à 22.000 ; le casier de bière SIMBA qui se vendait à 15$ coute entre 20 et 22 $. Un litre de carburant coûte actuellement 2.500 à 3.000fr.
Axe Mushaki-Masisi-centre

 Entre-temps, les produits vivriers pourrissent chez les producteurs, faute d’acheteurs. Aujourd’hui un régime de banane Plantin ne coûte que 1.000fc.

 A Luachi et Nyabiondo, les véhicules n’accèdent même plus. D’ailleurs selon notre source, la situation humanitaire est déplorable, les humanitaires ne pouvant plus accéder à la région.
 L’administrateur du territoire dit avoir contacté l’office des routes qui d’après lui, dit ne pas disposer de carburant pour faire tourner ses engins et réparer ces routes. Il appelle à l’aide de l’autorité provinciale.
                                                               
Crédit photo : Esther NSAPU
  Infos :@Radiokapi

samedi 22 août 2015

Comment passer une heure sur les eaux du Lac Vert



Entouré des plusieurs feuilles vertes, il a  des algues vertes aux alentours. A le voir de loin, on se croirait être au dessous d’une cuve. Ici, c’est au Lac Vert.
 Le Lac Vert est un petit lac de cratère situé à environs 15 kilomètres de Goma. Il se situe  dans la commune de Goma, Quartier Lac Vert à Goma au Nord Kivu.
  Avant d’y être,  on parcourt des maisons en planches, un bureau du quartier portant le même nom. En longeant  une petite ruelle couverte des plantes verdoyantes, des oiseaux font des bruits dans les champs. On aperçoit  une dizaine de personnes qui se dirigent dans une église pour prier. C’est dimanche.
 Vers le Nord Ouest, c’est une petite carrière où les habitants de Goma viennent acheter le sable noire pour la construction des maisons.

Allant vers le Lac, on a peur de s’approcher. C’est géant et grand. Avec sa jolie couleur verte, plusieurs personnes habitants Goma et ailleurs viennent voir à quoi ressemble un petit lac avec une couleur verte.
Le Lac vert, étant un endroit calme et propice pour visiter mais aussi pour prendre de l’air, certaines familles se donnent le plaisir de venir ici surtout le weekend pour passer leurs temps.
Mauwa Faradja (CQ) une habitante de Goma, s’est rendu au Lac Vert avec toute sa famille pour voir ce que les gens appel Lac Vert. Elle est étonnée de voir un si joli Lac que les touristes viennent souvent regarder. « Oh comme c’est beau ! » a-t-elle dit. 

Sous un soleil piquant,  un vent qui souffle vers le côté, on a tendance à aller plus prêt pour bien voir. Pour descendre, c’est la peur. Il faudra avoir un petit bâton sur le quel s’accrocher.
En touchant dans l’eau du Lac, curieusement elle n’est pas verte comme on le pense. Elle est incolore. Elle a plutôt une couleur verte que quand on ne pas proche.
Malgré ceci, ce lac attire plusieurs touristes qui viennent même de l’étranger. Uwema MAZINGA un touriste Tanzanien, a quitté son pays pour voir le Lac vert, qui selon elle reflète une certaine particularité. Il ajoute que c’est la curiosité, la beauté et le paysage qui lui ont poussé à le visiter.     
   
Dans ce petit lac de cratère, on y trouve le « NDUGU ». Le NDUGU est une espèce des petits poissons de couleur noire consommés par les habitants de Goma et du nord Kivu.
 Ici, c’est  sont des enfants d’environs 12 et 14 ans qui  y viennent souvent pour pécher. En cas de chance, ils arrivent à vendre leurs petits poissons aux touristes qui les veulent. 
Au Lac vert, c’est ouvert 24 heures sur 24 heures, (24/24). Pour y accéder,  c’est gratuit. Malgré quelques policiers visibles dans le quartier, personnes ne paye pour y accéder.  Ceci étant connu par les habitants de Goma, ils viennent quand ils veulent pour visiter.

Selon Mr Mathieu YALIRE MAPENDANO(CQ) chef de département de Géochimie et Environnement à l’Observatoire volcanologique (OVG) de Goma,  le lac vert est une conne volcanique (Petite Montagne). Son cratère est rempli d’eau météorique (des eaux issues des pluies). Ce petit  lac possède une couleur verte causée par  la verdure se trouvant sur le bord du cratère mais aussi par la prolifération des algues permanentes dans ces environs.

Un français Jérémie FRANCHITTI a quitté le Rwanda pour une visite avec sa copine au Lac Vert car intéressé à la volcanologie. Il dit qu’il était curieux de voir si le lac était réellement vert comme son nom.  Il ajoute que sa question était de voir qu’un ancien volcan est-il semblable ou différent du volcan Nyiragongo(CQ). « Et puis, ça fait du bien de prendre l’air ici en s’échappant un peu de Gisenyi ».A t-il dit.  (Gisenyi est une ville du Rwanda, situé dans le district de Rubavu).
Interrogeant un autochtones du Quartier Lac vert d’environs 87 ans, il a dit que ce petit Lac de couleur verte existait depuis l’époque de son père vers les années 1950. Mugabo Baseme (CQ) souligne  qu’il se rappel encore de l’éruption volcanique de 1977 du volcan Nyiragongo (CQ) au nord Kivu et à Goma  qui a causé son déplacement de la cité de SAKE (27 km de Goma)  vers Goma, quand le lac vert existait déjà.  

L’origine de ce petit Lac de couleur verte n’étant pas connue, le chef de département de Géochimie et Environnement à l’Observatoire volcanologique parle lui d’un problème de datation. Il a dit que c’est par manque de moyen financier que les connes volcaniques se trouvant en ville de Goma et ses environs ne sont pas documentés. Comme par exemple le Mont Goma, le Lac vert, Bushwaga, Bulengo, Ndosho, Muja (CQ) et autres. Il a dit aussi que l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), possède une première et ancienne documentation sur les volcans qui date seulement de 1975.  

Il ajoute en disant que, le conne du Lac Vert serait issus des anciennes éruptions volcaniques que personnes possède une documentation précise.
Ces eaux vertes ont servi à plusieurs populations de ce quartier depuis plusieurs années. De fois ils viennent  souvent pour puiser l’eau de la cuisson, même pour la boire.  
 « D’habitude je viens ici pour lessiver les vêtements de mon mari et ceux de mes enfants. Un pharmacien nous a conseillé de bouillir cette eau avant de la consommée. Nous n’avons eu aucun problème ». souligne Martha Bikumbi une femme trouvée au lac vert entrain de lessiver. 
Le chef de département de Géochimie et Environnement à l’Observatoire volcanologique a dit que le lac vert n’a aucune similarité avec d’autres eaux du lac Kivu. Il  dit que ces eaux vertes sont impropres à la consommation parce que le Lac Vert  reçoit ces eaux des ruissellements, venant des villages environnants, des pluies etc.  

« Des gens viennent souvent ici pour leur weekend, ils arrivent soit en famille, soit en amoureux. Ils préfèrent ici, parce que ils adorent voir le lac. Parfois,  ils se promènent aux environs du lac, comme dans les arbres, vers la carrière derrière la petite colline. Quand ils sont ici ils se rendent également vers le côté pour voir les singes dans des cages de certains habitants d’ici » souligne Maisha Safi, une habitante du quartier Lac Vert (54 ans).
Elle ajoute aussi que les élèves de différentes écoles secondaires de Goma viennent souvent visiter le site pour leurs leçons de Géographie. « Par mois on reçoit même 3 écoles » a-t-elle dit. 

Ainsi, il existe le danger que peuvent représenter ces connes volcaniques  se trouvant à Goma et ses environs, c’est notamment lorsque les fractures à la base de petites montagnes arriveraient à se réactiver un jour.  

A suivre !

Esther NSAPU







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vendredi 17 avril 2015

Les postes de charge de téléphones, faute de l’électricité



A l’entrée, un groupe électrogène de 1,5 KV de marque KING MAX entrain d’alimenter le bâtiment. Plusieurs batteries de téléphones, des radios, quelques ordinateurs, plusieurs dizaines de téléphones portables entassés sur les étagères et d’autres sur une table qui attendent d’être chargée. A la partie gauche d’une étagère, des câbles en désordres  et des prises couverts de poussière en attente des téléphones des clients.  
Il s’agit de la boutique de charge de téléphone de Franck MUSHINGI(CQ), le jeune courageux du quartier Carmel(CQ).  Il est marié, père des 3 enfants et  étudiant à l’Université du CEPROMAD en première licence de Management.
La Boutique de Mushingi est situés à Goma, sur la route de Saké (CQ), au Nord-Kivu en République démocratique du Congo. 

Comme beaucoup de gens de la région, Mushingi, 36 ans, dit que le manque d’électricité est à la base de la création de sa charge de téléphones dans son quartier Carmel.
Au début, les gens était surpris de voir une boutique de charge des téléphones publics où tout le monde pouvait amener son téléphone portable quand il y a coupure d’électricité au quartier.

 C’était difficile. Certains n’avaient pas confiance en moi, mais avec le temps  et ils ont compris que c’était pour leurs intérêts. A-t-il dit.
Mushingi a été inspiré par cette innovation de charge de téléphone, après avoir été enseignant dans une école primaire à Bukavu chef lieu de la province du Sud Kivu. Le peu que je gagnais dans l’enseignement était insuffisant. C’est ainsi que j’ai jugé bon de créer cette boutique pour subvenir aux besoins de ma famille. 
« Il fallait que je crée une occupation qui va me générer  de l’argent chaque jour » ajoute  Mushingi. 


Pour instaurer la transparence dans sa boutique, Mushingi travail avec sa petite sœur. Elle l’aide à écrire le nom, le post -noms et la marque de téléphone sur des jetons à donner aux clients qui amènent leurs téléphones à charge, pendant que Mushingi lui se concentre a brancher  leurs téléphones sur de prises. 

Suite à la confiance que les habitants de Carmel lui ont confiée, Mushingi reçoit même les clients venu de quartier MABANGA(CQ) et NDOSHO(CQ). Ceci dit-il, s’explique par  la transparence et l’honnêteté que j’accorde aux téléphones et autres appareils  des clients que je garde en toute sécurité.
 
« Charge téléphone Dieu est Bon » c’est le nom que Mushingi a donné à sa Boutique.
« Ma boutique joue un rôle capital dans ma communauté. Entre autre celui de permettre aux habitants les plus démunis de mon quartier et ceux d’ailleurs de n’est pas manquer aux appels importants de travail, de business car j’ai en été victime un jour. C’est pourquoi nous faisons payer à un prix pas cher, pour que tout le monde charge son téléphone chez moi ».
Goma, est une ville où les coupures d’électricité sont plus fréquentes. Dans les 18 quartiers que compte la ville, moins de 4 ont l’électricité permanente. L’électricité que Goma reçoit provient de la ville de Bukavu au Sud-Kivu. 

Toutes les cabines installées et qui alimentent les abonnés de la  Société National d’Electricité  (SNEL) ont une puissance de 40 Mega Walt. Ce qui est insuffisant.  
La saleté et la boue collectée vers le bassin de retenu vers la source d’énergie à Bukavu, obligeraient la SNEL à arrêter la central chaque matin pour vider cette saleté. Suite à cette coupure, la SNEL est à deux Mega Walt et  cette capacité et moins suffisante  pour alimenter la ville en électricité. 
 
A Goma, les riches possèdent de groupes électrogènes et d’autres des panneaux solaires qui leurs permettent de charger leurs appareils et téléphones portable. Par contre,  ceux qui font recours aux charges de téléphones publics sont ceux qui n’ont pas suffisamment de moyen pour s’en procurer. 
En plus d’augmenter ses propres revenus, Mushingi a aidé d’autres jeunes de différent quartier à lui emboiter le pas tout en créant des boutiques de charge de téléphones publics et à subvenir à leurs besoins. 


Ces charges de téléphones portables, offre l’opportunité de travail à la jeunesse de Goma particulièrement pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’étudier et qui auraient du mal à trouver un travail rémunéré. 
Mushingi a crée sa boutique de charge téléphone il y a 3 ans.  Il fait payer  100 Fc (0.1$)  pour un téléphone, et cela pour 2 heures maximum au courant de la journée.  Il lui arrive de recevoir 30 téléphones par jour. Ce qui lui permet de gagner 84.000 Fc (93 dollars) par semaine.
Pour charger les téléphones de ses clients,  Mushingi dépense   6 à 7 litres d’essence par jour. 

En tout cas mon travail est bénéfique. Dit Mushingi avec un sourire aux lèvres. Je suis en mesure de payer le loyer de ma boutique en temps voulu, payer les frais de scolarité de mes enfants et de prendre ma famille en charge. «Ma boutique me permet de gagner de l’argent chaque jour ».

Judith BAHATI(CQ)  sa sœur, pense que Mushingi est un garçon courageux. A travers son innovation, il a contribué aux besoins de sa communauté.  C’est bénéfique pour nous tous !
Avant il arrivait que mon téléphone soit éteint pendant deux jours par manque d’électricité. Je loupais beaucoup de business avec mes amis. Mais grâce à Mushingi, je suis  en ligne chaque jour. Des fois quand je me réveil en retard, il m’arrive de faire la queux devant sa boutique uniquement pour avoir un jeton. Souligne Mbavumoja Samuel (CQ) l’un de ses clients.
« Moi, quand je vais charger mon téléphone, je le confie toujours à Mushingi, car  j’ai confiance qu’il va me le rendre intact. » dit Nema Shukuru une cliente rencontrée dans la boutique. 

Mais certaines personnes ne croient pas à l’innovation de Mushingi
« Il y a une semaine ils m’ont donné un téléphone qui n’était pas le mien, disant qu’ils avaient fait une confusion. Je leur avais fait payer ça. Je ne pouvais pas accepter une telle chose. a dit un jeune du quartier.
Moi je ne peux pas amener mon téléphone à des charges publiques. Parce que un jour j’ai envoyé ma fille récupérer mon téléphone de marque NOKIA dans l’une de boutiques de  charge de téléphone, mais  curieusement ils avaient changé ma batterie. C’est du vol tout ça. S’exprime Fatu BAHAVU une femme ménagère. 

Par contre, Mushingi ne baisse pas le bras. Il a traversé beaucoup de difficulté avant d’en arriver là.  Il dit qu’il se retrouve  entrain de payer des téléphones et des batteries de ses clients en cas de perte ou de confusion.  

Léon MUHETO (CQ) directeur de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) en province du Nord-Kivu, a dit que le problème des coupures intempestives d’électricité proviennent d’un déficit régulier d’un total de Trent cinq (35) Méga Walt. Ce qui représente une carence de 84% ; ceci ne permet pas à la société SNEL d’alimenter toute la ville en électricité.  
Des fois, quand  la société  SNEL reçoit 5 ou 6 Méga Walt en provenance de Bukavu ce qui ne pas suffisant,  elle privilégie les hôpitaux, l’éclairage public et la Régie des eaux(REGIDESO) qui doit donner de l’eau en permanence  à la population.

« La plus belle fille du monde ne donne que ce qu’elle a » a-t-il dit. 

Mushingi ne se laisse pas décourager

Mushingi continu aujourd’hui d’exploiter sa boutique de charge de téléphone. « Je suis passionné par l’esprit de créativité. Même si je trouve un autre travail, je ne céderais pas ma boutique de charge de téléphone. 

J’aime ce que je fais car ça me procure de l’argent chaque minute qui passe. Je me suis fais un nom ! » Dit-il 
Il appel également à la jeunesse de Goma à  n’est pas croiser les bras mais à créer. 

Esther NSAPU

dimanche 15 février 2015

Amani Festival : Ensemble nous sommes forts!


Amani festival a rassemblé nationalités, ethnies différentes pour promouvoir par le chant et la danse le « Mieux Vivre Ensemble » et pour appeler à la paix dans la région des grands Lacs et principalement dans l’Est de la RDC. 

Ceci pour attirer l’attention sur la situation que les presque  30.000 festivaliers du Festival Amani chantent et dansent et appellent la paix, la réconciliation et au changement pour une amélioration du bien être de toute la population. 

A ce Festival Amani, plusieurs Artistes de la RDC, du Rwanda, du Burundi mais aussi de grands noms du Mali et de cote d’ivoire, comme Habib KOITE et Tiken Jah FAKOLY se sont réunis pour permettre de vivre un Weekend inoubliable à Goma. 

C’est une occasion exceptionnelle pour démontrer qu’a travers la région de Grand Lacs de million de personnes aspirent à la paix et appellent au changement dans l’harmonie  et la collaboration positive de tous les acteurs de la société. Le Kivu a besoin de la paix !
Danser pour changer, chanter pour la…paix !  

(Photos Esther Nsapu)

Le Kiebe-Kiebe et son musée de N’Gol’odoua

Le Président congolais, Denis Sassou Nguesso a procédé, le 9 mars dernier, à l’inauguration officielle du musée Kiebe-Kiebe au village N...