lundi 25 février 2013

INTEGRALITE DE L'ACCORD-CADRE SIGNE A ADDIS-ABEBA !!!!!!!!!

1. D’importants progrès ont été enregistrés en République démocratique du
Congo pendant la décennie écoulée. Les processus de paix national et
régional initiés alors ont établi la base d’une paix et d’une stabilité
relatives dans de grandes parties du pays. De même, le gouvernement de la
République démocratique du Congo a entamé, avec l’appui des partenaires, un
certain nombre de réformes pour préparer le terrain à la reprise économique
et la démocratisation du pays.

2. Cependant, l’est de la République démocratique du Congo continue de
subir des cycles de conflit récurrents et des violences persistantes de la
part de groupes armés tant nationaux qu’étrangers.

3. Les conséquences de cette violence ont été plus que dévastatrices. Des
actes de violence sexuelle et de graves violations des droits de l’homme
sont utilisés régulièrement et quasi-quotidiennement comme des armes de
guerre.
Le nombre de personnes déplacées figure parmi les plus élevés au monde et
tourne de façon persistante autour de deux millions de personnes. La mise
en œuvre du programme national de reconstruction, de réforme du secteur de
la sécurité et d’éradication de la pauvreté est constamment interrompue.

4. Malgré ces défis, la crise récente offre la possibilité de s’atteler aux
causes profondes du conflit et de mettre un terme aux cycles de violence
récurrents. Il est de plus en plus reconnu que la voie actuelle n’est pas
viable. Partant d’une cessation des hostilités, des actions concrètes sont
requises de la part du gouvernement de la République démocratique du Congo,
avec le soutien des partenaires; des Etats de la région; et de la
communauté internationale en soutien aux efforts déjà en cours de la
Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et de la Communauté
pour le développement de l’Afrique australe.

5. Les principes énoncés à chacun de ces niveaux constitueront des
engagements pris dans les domaines suivants:

Pour le gouvernement de la République démocratique du Congo:

Un engagement renouvelé à:
* Continuer et approfondir la réforme du secteur de la sécurité, en
particulier en ce qui concerne l’armée et la police;
* Consolider l’autorité de l’Etat, en particulier à l’est de la République
démocratique du Congo, y compris en empêchant les groupes armés de
déstabiliser les pays voisins;
* Effectuer des progrès en ce qui concerne la décentralisation;
* Promouvoir le développement économique, y compris au sujet de l’expansion
des infrastructures et de la fourniture de services sociaux de base;
* Promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris
la réforme des finances; et
* Promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de
démocratisation.

Dans ce contexte, la région est définie par les pays signataires de cet
accord.

Pour la région:

Un engagement renouvelé à:
* Ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins;
* Ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des
groupes armés;
* Respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats voisins;
* Renforcer la coopération régionale, y compris à travers
l’approfondissement de l’intégration économique avec une attention
particulière accordée à la question de l’exploitation des ressources
naturelles;
* Respecter les préoccupations et intérêts légitimes des Etats voisins, en
particulier au sujet des questions de sécurité;
* Ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit
aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité,
d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le
régime de sanctions des Nations Unies; et
* Faciliter l’administration de la justice, grâce à la coopération
judiciaire dans la région.

Pour la communauté internationale:

* Le Conseil de sécurité resterait saisi de l’importance d’un soutien à la
stabilité à long terme de la République démocratique du Congo et de la
région des Grands Lacs;
* Un engagement renouvelé des partenaires bilatéraux à demeurer mobilisés
dans leur soutien à la République démocratique du Congo et la région, y
compris avec les moyens appropriés pour assurer la durabilité de ces
actions sur le long terme; et d’appuyer la mise en œuvre des protocoles et
des projets prioritaires du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le
développement dans la région des Grands Lacs;
* Un engagement renouvelé à travailler à la revitalisation de la CEPGL et à
soutenir la mise en œuvre de son objectif de développement économique et
d’intégration régionale;
* Une revue stratégique de la Mission de stabilisation de l’Organisation
des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) afin de
renforcer son appui au gouvernement pour faire face aux enjeux d’ordre
sécuritaire et favoriser l’expansion de l’autorité de l’Etat;
* La nomination d’un Envoyé spécial des Nations Unies pour soutenir les
efforts pour trouver des solutions durables avec un plan à plusieurs volets
qui permettra la convergence de toutes les initiatives en cours.

Mécanisme de suivi

6. La République démocratique du Congo, les pays limitrophes, les
partenaires régionaux et la communauté internationale travailleront de
façon synchronisée afin de promouvoir ces principes.

7. Un mécanisme de suivi régional impliquant les dirigeants des pays de la
région, notamment de la République démocratique du Congo, de la République
d’Afrique du Sud, de la République d’Angola, de la République du Burundi,
de la République centrafricaine, de la République du Congo, de la
République de l’Ouganda, de la République du Rwanda, de la République du
Soudan du Sud, de la République unie de Tanzanie et de la République de
Zambie, jouissant des bons offices du Secrétaire général des Nations Unies,
de la Présidente de la Commission de l’Union africaine, du Président de la
Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et du Président de
la Communauté pour le développement de l’Afrique australe, en qualité de
garants du présent accord, sera établi et se réunira régulièrement pour
passer en revue les progrès dans la mise en œuvre des engagements régionaux
ci-dessus, dans le respect de la souveraineté des Etats concernés.

8. Ce mécanisme 11+4 est en soutien aux efforts régionaux en cours et sera
par conséquent soutenu par et étroitement lié à l’Union africaine, la
Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et la Communauté
pour le développement de l’Afrique australe, ainsi qu’à d’autres
partenaires internationaux, y compris l’Union européenne, la Belgique, les
Etats-Unis d’Amérique, la France et le Royaume-Uni. Un plan détaillé pour
la mise en œuvre de l’accord sera développé conjointement, y compris
l’établissement de critères et mesures de suivi appropriées.

9. Le Président de la République démocratique du Congo mettra en place, au
sein du gouvernement, un mécanisme national de suivi en vue d’accompagner
et de superviser la mise en œuvre des engagements pris au niveau national
pour les réformes susmentionnées. Les Nations Unies, l’Union africaine, la
Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement et d’autres
partenaires bilatéraux ou multilatéraux qui seront convenus apporteront
leur soutien à ce mécanisme.

10. Le mécanisme de suivi national fonctionnera dans le respect total de la
souveraineté de la République démocratique du Congo.

11. En République démocratique du Congo, la MONUSCO fera partie de la
solution, et continuera à travailler en étroite collaboration avec le
gouvernement de la République démocratique du Congo.

Fait à ADDIS ABEBA, le 24 Février 2013


S.E. M. Joseph Kabila Kabange
Président de la République démocratique Congo

S.E. M. François Bozizé
Président de la République centrafricaine

S.E. M. José Eduardo dos Santos
Président de la République de l’Angola

S.E. M. Pierre Nkurunziza
Président de la République du Burundi

S.E. M. Denis Sassou Nguesso
Président de la République du Congo

S.E. M. Paul Kagame
Président de la République du Rwanda

S.E. M. Jacob Zuma
Président de la République d’Afrique du Sud

S.E. M. Salva Kiir Mayardit
Président de la République du Soudan du Sud

S.E. M. Yoweri Kaguta Museveni
Président de la République de l’Ouganda

S.E. M. Michael Chilufya Sata
Président de la République de Zambie

S.E. M. Jakaya Mrisho Kikwete
Président de la République unie de Tanzanie

S.E. M. BAN Ki-moon
Secrétaire général des Nations Unies
Témoin

S.E. Dr. Nkosazana Dlamini Zuma
Présidente de la Commission de l’Union africaine
Témoin

S.E. M. Armando Emílio Guebuza
Président de la Communauté pour le développement
de l’Afrique australe

Témoin

S.E. M. Yoweri Kaguta Museveni
Président de la Conférence Internationale des Grands Lacs
Témoin



vendredi 22 février 2013

Sifa orpheline, veut aller à l’école


Je m’appel sifa je suis âgée de 13 ans orpheline de père de puis l’âge de 3ans. Je vis avec ma mère et mes 2 petits frères  depuis  que notre père est décédé. Nous sommes ici à Shasha  il ya de cela 8 ans. Depuis ma naissance je n’ai jamais étudié.
Ma mère me dit toujours qu’elle n’as pas de moyen pour me scolariser. Elle vend de mangue au marché du quartier et cet argent arrive difficilement à nous payer le loyer. Si je ne suis pas au marché je profite de l’occasion pour aller passer mon temps à jouer avec mes camarades à l’Espace pour enfant ou j’apprends des chansons et j’apprends aussi à danser.
Du coté de sa mère, elle aimerait que sa fille étudie, mais avec un sac de mangue qui coute 18 mille franc, c’est rien pour payer des frais scolaire à sa fille.
  Pour le chef de localité de shasha, l’espace des enfants accueil  tous les enfants déplacés de guerre et même pour ceux qui ne sont pas déplacés et qui  vivent aux alentour. Rappelons que  la ministre provinciale de l’éducation Adel BASIZANE avait lors de l’ouverture de l’année  scolaire 2013, demandé  a tous les parents d’amener tous leurs enfants a l’école  sans discrimination. 
Sifa par contre,  veut aussi faire de bonne études comme tout les autres enfants de son âge, parce qu’a l’âge de 13 ans, elle ne connaît ni lire, ni écrire.  




Bonané, enfant soldat


Bonane est  un garçon de 15ans, il a quitte son village natal Nyamaboko a l’âge de 13ans quand il a été amené de force par un groupe armé dénommé ’’ Raia Mutomboki’’. Apres deux ans Bonane s’est retrouvé à Goma avant d’être acheminer a shasha une localité située à une trentaine de kilomètre de la ville de Goma, dans un espace d’encadrement d’enfant dénommé ‘’Espace Ami pour Enfant’’. Ici, dans cet espace il y a 23 enfants soldats qui  sont issus de différents groupes armés à l’Est de la RDC.
Dans Espace Ami pour enfant, il ya plus de 500 enfants dont l’âge varie entre 4 et 16 ans.  Certains sont victime de violences sexuelles, d’autres des enfants soldats et ceux vivants avec handicap. La bas   des activités créatives et récréatives y sont organisées dans le but de lutter contre des cas de traumatisme.  
Aujourd’hui 6 mois depuis que Bonane  apprend à lire et a écrire, il apprend aussi  a coudre des tissus,  etc.  Selon lui, il préférerait retourner dans son village d’origine pour continuer avec des cours normales, car il était encore en 5eme année  primaire. Et en plus s’il rentre, il ne sait pas si ses parents seraient encore vivants

Deux ans avec la poussiere sur nos routes



Les jeunes de la ville de Goma et membre de différentes  organisations et structures des jeunes  sont en SIT-IN au siège de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu pour une période indéterminée, jusqu'à obtenir  des élus de la province l’accomplissement de leurs attributions et de mettre en œuvre toute leurs prérogatives constitutionnelles légales pour ce qui est de travaux de l’asphaltage de principaux axes routier de Goma qui durent deux ans et causent au million de population de Goma de peines soient achevées au plus tard le 15 Mars prochain. En plus,  ils ont martelés sur la question de la carence d’eau potable dans  plusieurs quartiers de la ville ; sur ces ils demandent que ce problème  trouve une solution définitive au cours de leurs prochaine session ordinaire.
Ils demandent  ainsi aux députés provinciaux et nationaux   du nord Kivu et ceux élu dans la circonscription de la ville de Goma de soutenir publiquement leurs actions.
A part ça,  ils appellent toute la population  de la ville de Goma  à rejoindre ce mouvement de jeunes dénommé Lutte pour le changement ‘’LUCHA’’ qui va ‘’conclure a leur défaillance et leur inutilité et exiger purement et simplement leur démission’’.
Contacté tôt ce matin   le vice président de l’assemblée provinciale du nord Kivu, il a pris en compte leurs revendications.  

mardi 12 février 2013

La circulation à Goma, un véritable casse tête



La circulation dans la ville touristique devient un véritable casse tête. Les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine de Goma tête  continuent à pas de tortue, et obligent les transporteurs de la ville à se débrouiller pour se trouver un chemin dans des petites avenues des quartiers des volcans, et Mabanga Sud.
Cette situation pèse déjà sur le prix du  transport en commun. Une course a motos jadis a 300fc se négocie  a 500fc,  suite a des déviations  dans de quartiers voire dans des routes  secondaires non aménagée. ‘’Nous contournons vers  Katoyi et quand tu demande à un client de payer plus d’argent car le trajet devient long il préfère marcher a pied’’. Sur l’axe allant du rond point Signers au carrefour de l’institut de Goma est fermé alors que rien de concret n’y est fait plus de deux semaines maintenant a part poser des bordures et observer  le défiler  des engins, déplore un motard de la ville de Goma  essentiellement  usagé  de cette route considérée comme principale.
cette réhabilitation rend  difficile la circulation et pousse les  usagés de cette route a des déviations dans des quartiers et avenus, pour rejoindre  la route principale. ‘’Ils n’ont pas encore asphaltés   l’axe d’avant la passerelle, voilà qu’aujourd’hui ils viennent de fermer un autre axe en tous cas nous souffrons qu’ils fassent le plus vite possible’’. Ajoute un habitant du quartier Mabanga.
L’un des ingénieurs de l’entreprise TRAMINCO sur le chantier, qui n’a pas révélé son nom,  demande à la population de prendre son mal en patience. ‘’Ce n’est pas que nous sommes entrain de mettre la première couche, mais c’est  plutôt  la refaire. Voila pourquoi nous avons fermés l’axe Signers-Instigo, Instigo–TMK pour éviter la détérioration de la dite couche’’.  
 La chaussée reste poussiéreuse et c’est la  population qui en paye le prix ; ainsi donc la sonnette d’alarme est lancée.





jeudi 7 février 2013

Le collège des étudiants de l’UNIGOM appel leur camarade a la reprise des cours



Le collège des étudiants du campus universitaire du lac a décidé depuis ce mercredi  dans la matinée la reprise des activités au sein du campus universitaire du lac, a cet effet il appel  tous les camarades étudiants à suivre les cours a la normal.  
Néanmoins les collèges des étudiants demande a l’UNIGOM de prendre en charge tout les blesses identifiés lors des précédentes manifestations survenues entre les étudiants  et la police nationale congolaise, sans cela aucun étudiant de la dite université n’est permis à accéder au campus universitaire du lac.

Difficile d’être une femme garde-parc en RDC

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