jeudi 27 mars 2014

New Tam Tam Beach, la plage qui réunit les peuples







Sans distinction de race, des tribus ou de nationalité, New tam tam Beach est une plage de Gisenyi au Rwanda. Ici, tout le monde peut venir se divertir et créer des relations sans arrières pensée.

Depuis le début des vacances, on en parle. Si vous n’y êtes jamais arrivé, dites-vous que vous ne connaissez pas encore Gisenyi. New Tam Tam Beach, c’est le cadre qui rassemble tous ceux qui veulent se libérer l’Esprit, le pied sur le sable et le regard innocent sur le lac Kivu… Un samedi en soleillé, je décide d’aller voir ce qui attire tant de jeunes de Goma de l’autre côté de la frontière  au Rwanda. Je retire gratuitement mon jeton à l’immigration à la grande barrière. Quelques minutes après, je suis de l’autre côté mais je pense encore être a Goma. Non, je suis au Rwanda. Juste une course en moto et m’y voilà. New Tam Tam Beach: l’ambiance est bon enfant à la plage.

Tout le monde est là

Ma curiosité est frappée par la diversité des clients. Des blancs aux lunettes anti solaires s’amusent avec des noirs aux corps musclés. Des belles jeunes filles moulant dans des maillots de bains se font photographier dans le sable mouvant de la plage sans savoir qui est rwandais et qui est congolais. Une radio installée on ne sait ou arrose la plage par des chansons mélangées…tantôt la Rumba congolaise ou encore de la Salsa brésilienne et des cantiques en Kinyarwanda…on dance. On s’amuse devant des bois sans froides et des brochettes de la bonne viande. On oublie, on a qu’une seule préoccupation : s’amuser. ‘’Tam Tam Beach est pour moi un lieu de retrouvaille ou j’ai déjà tissé beaucoup d’amitiés en majorité avec des congolais, un peuple que j’admire beaucoup’’ explique Marie-Anne Twizeye, une rwandaise, assise sur un banc avec ses amis filles et garçons, venus de Goma. Parmi les amis de Marie-Anne, renseigne un habitant de Goma qui préfère garder l’anonymat, explique en riant que cette plage unit les populations :’’ quand nous sommes entre amis ici, nous oublions les discours de nos politiciens du côté du Rwanda que celui de la RD Congo qui tentent toujours de nous diviser pour leurs intérêts. Explique-t-il.

Vivre ensemble et cela suffit 

Dans le lac, hommes et femmes en  maillot de bains ou en culotte nagent et effectuent des navettes avec des petits bateaux à pédale. Muhamed Mbura, conduit un de ces petits engins de ballade.’’ Dans ces barges, on n’a pas besoins de savoir d’où vous venez. Vous payez votre ticket et hop, ballade sur le lac point bar’’, explique-t-il souriant. ‘’ C’est ici ou j’ai rencontré mon épouse et c’est allé très vite.  Nous ne manquons jamais de revenir a cet endroit magnifique chaque fois que nous sommes de passage dans la région’’, nous rassure Jean Ndungutse, pendant qu’il dine  avec son épouse, une anglaise… Je suis émerveillée.
Comme ce couple bon nombre d’habitant de la région de grand lacs viennent y passer un weekend. ’’Chaque samedi, je viens ici pour me détendre’’, confirme Jacques Mugaruka, un habitant de Goma. Il n’ya pas de plage a Goma. Je me rends compte que le temps avance, le soleil se couche, il faut rentrer…’’On n’a pas de choix, nous profitons de la plage des voisins. Cela prouve que nous nous aimons, n’en déplaise aux politiciens’’, hurle un ami rencontré occasionnellement… J’y reviendrai, pas pour un reportage, pour m’amuser…

Esther Nsapu

samedi 1 mars 2014

Criminalité au Nord Kivu, la Monusco s’inquiète!

crédit photos Esther Nsapu
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo, MONUSCO s’inquiète du regain d’insécurité dans la ville de Goma et a appelé, le mercredi 26 février, les services spécialisés à redoubler de vigilance.

Rey Virgilio Torres, Chef de bureau de la mission onusienne à Goma précise que le manque d’encadrement des éléments issus des ex groupe armés serait l’une des causes majeures de cette criminalité observée ces derniers temps non seulement à Goma mais  aussi dans toute la province du Nord Kivu.

Il  précise  aussi que les cas de criminalité et les tueries enregistrés ces derniers temps sont l’œuvre d'éléments ou de rebelles  incontrôlés qui proviennent de différents groupes armés. Toujours selon le Chef de bureau de la MONUSCO, leur contribution réside uniquement dans l’appui technique et  le renforcement des capacités  de la police Nationale Congolaise [PNC]  pour ce qui concerne sa mission de protéger les civils.

Il ajoute également que la Monusco contribue à informer la police, sur qui fait quoi, où, quand, et comment… pour essayer de répondre aux problèmes de criminalité en province. 

Pour rappel,  un jeune homme a été tué et un autre blessé dimanche dernier par 3 présumés combattants Fldr à Katwiguru à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu du territoire de Rutshuru. Selon la société civile en groupement Binza, l’un d’eux, élève en 3ème des humanités à l’Institut Katwiguru, est mort sur le champ. L’autre est grièvement blessé à l’épaule et suit des soins dans une structure de santé de la place. Les auteurs, eux, ont réussi à prendre la fuite, indiquent nos sources.

La lutte armée étant révolue, il est temps de s’inscrire dans la logique de reconstruction et de développement de la province du Nord Kivu et particulièrement des zones fortement affectées par des guerres récurrentes. C’est dans ce sens que le député national Jean Luc MUTOKAMBALI appelle les milices qui écument encore la province à déposer les armes.

« Ma lutte est de préserver la beauté naturelle africaine »

Née à Goma à l’est de la RDC, Clarisse Zihindula, une jeune entrepreneuse, s’est engagée à conscientiser les femmes de Goma pour qu’...