jeudi 23 janvier 2014

Cohabitation pacifique des élèves de Nzulo et les élèves déplacés de Masisi et Walikale.



La localité de Nzulo est située à quelques 23 kilomètre de la ville de Goma, en territoire de Masisi, province du Nord-Kivu. Cette localité comprend plus de  15 mille personnes dont  11 mille déplacés, ou la majorité sont des femmes. A  Nzulo,  une  école primaire dénommée    ‘’Maindule’’  encadre une majorité des enfants de cette partie du territoire. Le climat au sein de salles de classe est  sain, ‘’ le degré de collaboration des élèves dans des salles des classes est non seulement bon mais aussi inquiétant’’. Souligne Willy Sanvura représentant des enseignants de L’EP Maindule. 
L’école primaire Maindule encadre 350 enfants autochtones et une centaine des enfants déplacés. ‘Dans ma classe, il ya de fois je manque un stylo mais mon collègue me prête presque tout les jours car moi je ne pas de cartable pour mettre mes fournitures scolaire’’ explique Ushuuda Kunva de 4eme année primaire.
Contrairement aux enfants autochtones, certains se plaignent  de ce qu’ils appellent  discrimination car eux payent mais les déplacés   étudient gratuitement, ‘’quand nous sommes tous en classe, le directeur vient,  il chasse certains pour les frais scolaires et laisse les autres, moi je ne suis pas constante quand je rate les cours’’ Dit Nyota Sinawema, élève en 6 eme année. 
 
Travailler au lieu d’étudier

Sur plus de 3.000 enfants déplacés, très peu étudient. Les parents du camp ne veulent pas répondre à l’appel du ministre provincial de l’éducation. Elle a demandé à tous les parents déplacés de scolariser leurs enfants sans discrimination,’’ je suis mère de 9 enfants, seul les garçons étudient, les filles m’aide à aller faires certains travaux ménagés chez les autochtones ou ils gagnant peu d’argent, comment voulez vous qu’ils passent leurs temps a l’école alors que c’est moyennant cet argent que nous survivons ici au camp’’ se lamente une femme déplacée.  
Les enseignants de leurs coté ont du mal à recevoir leurs prime a la fin du mois. A chaque fin du moi chaque élève devrait payer 2 dollars américains, ce qui parait difficile pour les parents de cette localité ; Renseigne un enseignant  de 3eme primaire. Cette école  comprend  9 classes avec  10 enseignants y compris le directeur  qui ont du mal à survivre avec le 2 dollars irréguliers des élèves.
Sur les 450 élèves, on y compte 50 élèves par classe. ‘’Les neuf salles de classe sont moins suffisantes pour contenir tous élèves, ils sont au nombre de quatre voir même cinq par banc, alors que ils devraient être au nombre de 3 élèves par banc, ’’. S’inquiète Tulinabo  Willy Sanvura représentant des enseignants de L’EP Maindule. 
Pour appuyer les écoles endommagées par des nombreux déplacés qui y séjournes, le haut commissariat des nations Unies pour les refugies [HCR] a remis aux écoles du Nord-Kivu un lot de 1000pupitres. Ces derniers avaient servi de bois de chauffage aux déplacés qui ont fui des affrontements entre les forces armées de la RDC et certaines forces négatives. ‘’ Ces pupitres ont été distribués dans 17 écoles du territoire de Nyiragongo’’ soutien Boniface Kinyanjui, le chargé de protection au HCR. 
Les élèves de cette école,  ont du mal à comprendre la situation dans laquelle ils étudient depuis l’arriver des enfants  déplacés de Masisi. ‘’Le directeur demande à tous élèves de venir en uniforme Bleu et blanc chaque jours, a en croire les élèves déplacés viennent sans uniforme mais papa maitre ne le chasse jamais’’ indique Nyota Sinawema élève en 5eme année. 
 

Cette situation au sein de salles de classe affecte directement sur  leur psychologie et sur leur comportement en classe. Certains sont timides, ils ont du mal à s’adapter au climat et les autres s’habitus chaque jours. Selon un enseignant de mathématique, les déplacés s’appliquent  difficilement aux cours, certains viennent a l’école sans manger et passe toutes les heures des cours  à sommeiller.  S’il ya distribution des vivres dans le camp, c’est tout les élèves déplacés qui s’absentent.   Nous faisons  des nos mieux pour que tous nos élèves soient au même niveau, ajoute-il.  
Sur les 450 élèves que compte l’EP Maindule, 32 ont déjà abandonné depuis le début de l’année scolaire  2014 et nombreux sont des autochtones. ‘’Je suis encore rentrée a l’école cette année, mais   arriver vers le mois de décembre  2014, j’ai arrêté car  j’ai manqué de quoi payer les frais  scolaires, actuellement je cultive quelques légumes et les haricots  tout près de collines vers Dwanyi ’’explique Espérance Mashangilio. 
Notons que sur les 450 élèves que compte l’école Primaire Maindule, une centaine de déplacés  y  étudie, sur un effectif de plus de 3000 enfants déplacés du camp de Nzulo.

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