mardi 28 janvier 2014

Rendre à L’Enfant son identité pour préserver ses droits et son avenir

copie d'un Acte de Naissance


Le bourgmestre de la commune de Goma, M. Kambere NZUMUKA James, a déclaré vouloir enregistrer en 2014 plus de vingt naissances par jour à l’état civil. Selon lui, il s’agit d’améliorer les statistiques nationales concernant l’enregistrement des naissances à l’état civil.

Selon les dernières statistiques locales sur l’enregistrement des naissances à l’état civil, 70% d’enfants ont été enregistrés en 2013. Aussi, le bourgmestre de la commune de Goma se dit prêt à améliorer sensiblement la sensibilisation des populations avec l’implication des responsables des maternités. « Aujourd’hui nous sommes à 70% des naissances enregistrées à l’état civil et c’est une fierté. Après analyse, nous pensons que c’est parce qu’il y a eu des efforts faits pour sensibiliser la population. C’est pour dire que la quasi-totalité des gens étaient davantage conscients par rapport aux deux années précédentes ou nous n’étions qu’à 40% » souligne t-il.

L’importance de l’enregistrement des enfants à l’Etat-civil.

Il est recommandé aux parents d’aller enregistrer les enfants auprès du bureau de l’Etat civil de leur juridiction dans les 90 jours qui suivent leur naissance. Cet acte permet à l’enfant d’être reconnu officiellement mais beaucoup de parents congolais négligent cette disposition du code de la famille.

- Quelle est l’importance de l’enregistrement des enfants à l’Etat-civil ?



Bourgmestre de la commune de Goma, Mr NZUMUKA James 




Pour Ildefonse BIRAHEKA de la protection de l’enfant à L’Unicef/Nord Kivu, enregistrer son enfant est un droit car il permet à l’enfant d’être reconnu par l’Etat congolais. Ceci se fait dans les 90 jours suivant la naissance. Dépassé ce délai, l’enfant sera soumis à une pénalité avant de bénéficier de l’acte de naissance à travers le jugement supplétif. « Je suis mère de 11 enfants et je vis à Goma plus précisément à Mugunga depuis 23 ans et je n’ai jamais entendu parler de l’enregistrement de l’enfant à l’Etat civil. Ma première fille est à l’Université mais elle n’a pas ce document. Tout mes enfants n’en ont pas, alors je serai obligée de payer de l’argent pour en avoir » s’inquiète en kiswahili Maman Lambasha.

Les principales raisons pour lesquelles les parents omettent de déclarer la naissance de leurs enfants sont d'ordre économique, social, culturel, ou plus simplement dues au manque d'informations sur les démarches à effectuer et les formalités à accomplir. Sur ce dernier point, l’Observatoire de droit humains, ODH, déploie des agents formés pour la sensibilisation de l’enregistrement des enfants à l’Etat civil, dans chaque coin de la ville, et cela dans des quartiers ciblés, dans des églises et même en faisant du porte à porte.

Dans le monde, ce sont près des deux cinquièmes des enfants qui ne sont pas enregistrés à l’état civil. Marginalisés dès la naissance, sans identité, privés de reconnaissance officielle et de papiers, ces enfants sont particulièrement vulnérables à toutes les formes d’exploitation.

Dépourvus d'existence juridique et par là même privés de leurs droits sociaux en matière de santé, d'éducation et de travail, ils sont absents des recensements nationaux et n'entrent pas dans les statistiques, lesquelles servent au développement de tous pays.


« Ma lutte est de préserver la beauté naturelle africaine »

Née à Goma à l’est de la RDC, Clarisse Zihindula, une jeune entrepreneuse, s’est engagée à conscientiser les femmes de Goma pour qu’...